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F.R.A.M. - Fonds Régional d'Acquisition pour les Musées

Notice œuvre

Statue de Jupiter - Auteur anonyme

Type d'objet : Statue
Dénomination : Statue de Jupiter
Auteur : anonyme
Exécutant : anonyme
Matériaux techniques : Calcaire, Ronde-Bosse
Dimensions : 186 x 74 x 44 cm
Date de création : 0050-0075
Période : Antiquité
Lieu de création : Inconnu
Lieu de découverte : France - Lot et Garonne - Mezin
Lieu de conservation : Musée d'Aquitaine, Bordeaux
Numéro d'inventaire : Inv.2001.17.1
Date d'acquisition : 2001
Mots clés : Archéologie, Croyance-Religion, Sculpture
Copyright de la photo : Mairie de Bordeaux, Photo de Bernard Fontanel
Rédacteur de la notice : Anne Ziéglé, Conservateur au musée d'Aquitaine
Statue de Jupiter
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Présentation

Jupiter, dieu romain assimilé à Zeus, apparaît comme le pouvoir suprême : il préside au conseil des dieux. Il est à l'origine la divinité du ciel qui provoque la pluie, lance foudre et éclairs, et celle qui maintient l'ordre et la justice dans le monde. C'est à ce titre qu'il a pour attributs le sceptre (sur lequel de son bras droit levé il s’appuie, aujourd’hui disparu) et la foudre ailée (dans sa main gauche, disparue).
De l’aigle toujours à ses côtés, il ne subsiste que les serres sur l’ove qui lui sert de support et représente le monde qu’il domine.
La tête du dieu exprime ici la force de celui qui commande et la grandeur sereine de celui qui fait régner la justice sur la terre comme au ciel. Sa chevelure épaisse et abondante ceinte d'une bandelette s'échappe en boucles ondoyant régulièrement autour de son visage. Sa barbe opulente ajoute à la vigueur d'un menton volontaire.
La stature en chiasme du dieu (déhanchement provoqué par l'appui sur une jambe), et l'apparence qui lui est conférée d'un homme dans la force de l'âge s’imposent pour Jupiter. Des canons de l’Antiquité classique, il n’a pas hérité que la pose, ici avec le pied gauche en avant mais posé au sol : son torse puissamment rendu comporte l’arc épigastrique nettement marqué sous les pectoraux. Au contraire, sa musculature, notée schématiquement, est anatomiquement juste, malgré l’apparence « stylisée » de la sculpture.
La valeur particulière de cette statue tient à ce qu’elle est la seule, avec les fragments d’autres statues de divinités qui l’accompagnaient, à avoir été retrouvée en contexte cultuel. Elle a été découverte en 1972 lors de la fouille partielle d’un sanctuaire fédéral de pluieurs hectares situé aux confins des territoires de trois peuples gaulois : les Nitiobroges (autour d’Agen), les Elusates (autour d’Éauze), les Sotiates (autour de Sos). Elle témoigne de la romanisation d’un lieu de culte important aux confins des zones d’influence de l’Aquitaine et de la Narbonnaise antiques.