Vénus remettant sa ceinture à Junon - Maella, Mariano Salvador
| Type d'objet : | Tableau |
|---|---|
| Titre : | Vénus remettant sa ceinture à Junon |
| Auteur : |
Maella, Mariano Salvador |
| Matériaux techniques : | Peinture à l'huile |
| Dimensions : | H 50 x L 40 cm |
| Date de création : | 1786 |
| Période : | Vers 1786 |
| Lieu de création : | Espagne |
| Lieu de conservation : | Musée des Beaux-Arts d'Agen |
| Numéro d'inventaire : | 92.1.1 |
| Date d'acquisition : | 1992 |
| Mots clés : | Peinture, Scène mythologique |
| Copyright de la photo : | Musée des Beaux-Arts d'Agen |
| Rédacteur de la notice : | Marie-Dominique Nivière, conservateur du Musée des Beaux-Arts d'Agen |
Au centre du tableau, dans les nuées de l'Olympe, en pleine lumière, la blonde Vénus, entourée d'Amours et des Trois Grâces, remet une ceinture à Junon, que l'on identifie à sa couronne et au paon placé à ses côtés. Le point de vue adopté est celui d’un spectateur, simple mortel, situé en contrebas et observant à travers les nuages les déesses dans leur monde céleste.
Ce tableau en médaillon du peintre espagnol Salvador Maella relate une scène tirée de l’Iliade. Homère raconte que Junon, pour calmer les ardeurs de Jupiter, son époux volage, emprunta à Vénus sa ceinture afin de le conduire par ruse aux plaisirs de la chair et l'endormir. La ceinture de la déesse de la Beauté et de l’Amour, contenait en effet ensemble les grâces, les charmes, le doux parler, le soupir… Celle qui la portait inspirait le désir à ceux qui la voyaient. (Jupiter fut pris au piège).
Les mouvements, les torsions des corps, l’envolée des draperies, les volutes des nuages, les effets d'ombre et lumière, la fraicheur des coloris, la virtuosité du peintre suggèrent un monde raffiné qui est celui de la peinture rococo.
Cette peinture est directement inspirée de l’œuvre du peintre napolitain Paolo de Matteis dont la Bibliothèque Nationale d'Espagne à Madrid conserve un dessin très proche dans la manière et la composition de notre tableau.
Le petit format, la rapidité d'exécution et la vue en contre plongée laissent penser qu'il s’agit sans doute d’un projet, non réalisé, pour les plafonds du Palais Royal de Madrid. Une fresque similaire dans la composition, mais sur le thème des Vertus Cardinales a été peinte par Maella en 1786 pour l’un des salons du Palais Royal de Madrid.





